L'Homme qui voulait être heureux — Laurent Gounelle

Un homme rencontre un sage balinais au cours d'un voyage. Ce sage lui dit une chose simple qui change tout. Ce point de départ pourrait sembler naïf — et pourtant, Gounelle en tire quelque chose de plus profond qu'on ne l'attendrait. Ce roman de développement personnel déguisé en récit de voyage fonctionne parce qu'il ne prêche pas. Il propose, il questionne, il laisse le lecteur tirer ses propres conclusions.
Julian Donner est en vacances à Bali. Il consulte un guérisseur local pour un problème de santé bénin et se retrouve embarqué dans une série de conversations qui vont remettre en question tout ce qu'il croyait savoir sur lui-même. Le sage ne lui donne pas de réponses — il lui pose des questions. Et ces questions sont aussi celles que la plupart d'entre nous évitons soigneusement de nous poser : est-ce qu'on vit vraiment la vie qu'on voulait vivre ? Nos croyances sur nous-mêmes sont-elles vraies, ou juste confortables ?
Ce roman pose une question simple qui dérange : est-ce qu'on vit vraiment la vie qu'on voulait vivre ? La réponse, souvent, est inconfortable.
Gounelle écrit de façon fluide, accessible, sans condescendance. Il ne prétend pas avoir les réponses — il ouvre des portes. Le personnage principal n'est pas un héros, il est volontairement quelconque, pour que chaque lecteur puisse s'y retrouver. C'est un miroir plus qu'un modèle.
Ce livre a accompagné beaucoup de gens dans des moments de transition ou de doute. On comprend pourquoi — il ne demande pas d'effort intellectuel particulier, mais il invite à une honnêteté avec soi-même qui peut être déstabilisante. Ce n'est pas de la grande littérature, mais c'est un livre utile, et l'utilité a ses propres mérites. Je l'ai lu à un moment particulier de ma vie, et il m'a donné matière à réfléchir pendant longtemps.